Le couvent de Sainte Catherine

Pour la reprise après cette période de confinement, Les p'Thiou pas ont choisi le Semnoz, pour se rassembler, s'évader et respirer. Une superbe rando avec pique-nique à l'ancien couvent. 

Il fallait respecter les règles sanitaires en vigueur, groupe de 6 personnes dont un animateur, aujourd'hui, nous allons nous habituer à ces règles, nous allons pouvoir ensemble reprendre nos sorties de randonnées du mardi avec la grande convivialité que nous avions et qui nous manque à tous.

Je compte sur vous, nous avons besoin de nous retrouver afin de réorganiser nos sorties.

Le mardi 18  mai, une randonnée sera organisée avec le déplacement en car: venez nombreux, afin de revivre nos si belles journées de rando, pleines de souvenirs!

Je vous dis à tous, n'hésitez pas à reprendre les sentiers à p'tits pas.

À bientôt

Alain

Photos Nicolas et Alain 

Vous pouvez lire l'histoire

Extrait du site: http://www.ledauphine.com/haute-savoie/2012/07/21/les-ruines-de-sainte-catherine-ont-800-ans-d-histoire

À une petite heure de marche du centre d’Annecy, sur les flancs du Semnoz, le vallon Sainte-Catherine est un lieu chargé d’histoire, une histoire quasi millénaire puisqu’elle a démarré à la fin du XII esiècle pour s’achever au milieu du XX e.

Aujourd’hui n’en subsistent que des vestiges, à découvrir à l’occasion d’une randonnée pédestre ou d’une balade à VTT.Entre1199 et1772, vécurent là-haut des moniales cisterciennes. « On sait que les couvents s’implantaient dans des lieux sauvages, inhospitaliers. Situé plein nord, le vallon en était un.

Des plans ont pu être reconstitués et l’on a retrouvé une fontaine et une fenêtre » explique Georges Grandchamp, historien d’Annecy.L’abbaye cistercienne a connu des scandalesAu fil des siècles, la rigueur monacale se délite quelque peu : « L’abbaye a eu une vie mouvementée, avec du laisser-aller, des scandales. »Au XVI e, en réaction à ce relâchement, la religieuse Louise De Ballon quitte le couvent où elle avait été placée à l’âge de 7 ans.

Elle fondera plus tard l’ordre des Bernardines.En 1772, les dernières nonnes abandonnent à leur tour le vallon et rejoignent l’abbaye de Bonlieu, au centre-ville d’Annecy, à l’emplacement du Pâquier actuel...Une faïencerie s’installe là-haut durant une vingtaine d’années. « C’était une grosse entreprise, dont la présence supposait qu’il y avait ici beaucoup d’eau » souligne Georges Grandchamp.

Un mystère pour les historiens car aujourd’hui, cette “manne” est quasiment tarie.

La dernière partie de l’histoire du vallon est agricole. Sainte-Catherine devient un hameau composé de plusieurs fermes.

Les Annéciens montent y acheter du reblochon.Délaissé par ses derniers occupants en 1960, le site est un temps menacé par une opération de déboisement, puis par un projet de route goudronnée. Il est finalement racheté et protégé par la ville d’Annecy dans les années 70.Des sentiers balisés sont aménagés et la forêt replantée.

L’été est la période idéale pour profiter de ce lieu ombragé, à la quiétude absolue et qui, si l’on pousse depuis le couvent jusqu’à la croix, offre un panorama magnifique sur la ville.